Parmi les céréales les plus produits dans le monde, comme le riz, le maïs, l’avoine ou le soja, la culture du blé est l’une des plus appréciées pour l’alimentation humaine. En effet, cette dernière constitue une source importante de calories et de protéines essentielles. Le blé tendre occupe une place particulièrement importante dans l’agriculture mondiale. Sa farine, riche en protéines, est très recherchée pour la fabrication du pain, et sa faible teneur en graisses facilite son stockage et sa conservation.
La paille de blé possède de nombreux usages. Elle peut être utilisée pour nourrir les animaux, pour la litière du bétail, ou encore pour produire du carton et de la cellulose. Elle peut aussi être laissée au sol pour former un couvert végétal qui protège des gelées et aide à conserver l’humidité en vue de la prochaine récolte, notamment en semis direct.
Cycle végétatif du blé
On distingue généralement trois grandes phases dans le cycle de culture du blé :
- Tout d’abord la phase végétative, qui s’étend de la semence au début de la montaison.
- La phase reproductive, allant de la montaison jusqu’à la fin de l’épiaison.
- La phase de maturation, qui commence après l’épiaison et s’achève au moment de la récolte.
La culture du blé
La culture du blé nécessite des sols légers, bien drainés, avec un pH compris entre 5,5 et 7. En effet, les sols trop sableux ou tourbeux, ainsi que ceux présentant une forte acidité, ne conviennent pas.
La température idéale pour que les graines germent se situe généralement entre 20 et 25 °C. Pour produire un kilo de matière sèche, le blé a besoin d’environ 450 à 550 litres d’eau.
En zone pluviale, il faut au minimum 260 mm de précipitations par an, à condition que ces pluies tombent surtout durant la période de croissance. Pendant les mois les plus froids, la plante demande très peu d’humidité.
En système irrigué, un premier arrosage abondant est réalisé lorsque le sol est bien préparé, quelques jours avant le semis. Ensuite, deux apports d’eau sont généralement suffisants : le premier lorsque les jeunes pousses sortent de terre, le second au début de la montaison. Comme pour tout type de culture, il est important de ne pas saturer le sol en eau. En effet l’excès d’humidité peut avoir pour conséquences le développement de maladies ou provoquer la pourriture des racines.
Pour améliorer le rendement, la fertilisation repose traditionnellement sur l’apport de nutriments tels que l’azote, le phosphore et le potassium, en fonction des besoins du sol, afin de garantir une concentration adaptée pour les plantes. La culture du blé est également très sensible aux carences en certains micronutriments, comme le cuivre. Un manque de ce dernier peut entraîner des pertes de production importantes.